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Cadrage
  • Pour le photographe et le peintre : les limites de l'espace choisi dans le sujet, qu'il faut déterminer à chaque image.
  • Voir aussi plan.
Cadre
  • Entourage d’un dessin ou d’un tableau par une bordure, plus ou moins large et ouvragée, en bois, métal, plâtre, afin d’en améliorer la présentation. 
  • En terme d’ornementation et de décoration, entourage complet d’un motif, en forme de bordure. 
    En dessin technique, entourage du dessin sur le bord du papier, avec lequel il forme une marge de quelques centimètres de largeur. 
    Le cadre est en général tracé aux instruments, à l’encre de Chine, avec un trait assez épais ou deux à trois traits d’inégale épaisseur.
Cadrer
  • Choisir les limites de l'espace dans le sujet, qu'il faut déterminées à chaque image - pour le photographe et le peintre.
  • Voir aussi plan.
Cache
  • D’une manière générale, le cache est un élément, généralement en papier ou en carton, destiné à dissimuler la partie d’un dessin ou d’un cliché, dont on désire empêcher la couverture lors d’une application, ou la reproduction, lors d’une impression
  • L’élément est découpé d’après la partie à dissimuler.
  • Voir aussi pochoir.
Canon
  • Ensemble des règles déterminant les proportions de beauté idéale.
Collage
  • Le collage est une composition réalisée avec un ou plusieurs matériaux et de la colle.
Calligraphie
  • Art qui consiste à représenter les différents caractères d'une écriture dans une forme élaborée afin de produire un effet esthétique ; c'est l'expression artistique d'une écriture cursive. 
    Elle recouvre des caractéristiques différentes selon les cultures ; elle est avant tout basée sur le travail du trait ; réalisée le plus souvent à l'encre et appliquée au pinceau, à la plume ou au calame (roseau taillé). 
    L'effet décoratif peut être obtenu par des variations d'épaisseur de la ligne (pleins et déliés), un jeu sur l'inclinaison des caractères, un ajout de motifs décoratifs (lettrines) ou une stylisation des lettres.
Calque (papier)
  • Papier transparent, ou plus précisément translucide
    Il permet la reproduction manuelle (par transparence) d’une figure située sur un autre support. 
    On suit le contour avec un crayon.
  • Il est donc utilisé pour le report d’un autre dessin ou, dans le cas d’un dessin qui doit faire l’objet de plusieurs exemplaires (comme dans toutes les techniques industrielles ou architecturales).
  • Voir aussi papier.
Camaïeu
  • Peinture où l’on n’emploie qu’une couleur avec des tons différents. 

  • C'est le mélange d'une couleur pure additionnée de valeurs de ton (blanc, gris, noir). Le camaïeu crée un effet du pâle ou foncé d'une même couleur (un dégradé).
    Certains peintres utilisent plusieurs camaïeux dans une même composition.

  • Par extension, dessin, peinture ou lavis qui utilisent les différentes teintes d’une seule couleur ou différents tons d’une couleur donnée. 
    En ce sens, le camaïeu est également nommé peinture en ton sur ton.

  • Monochrome, harmonies de tons plus foncés ou plus clairs d'une couleur (mélangée à du blanc ou des gris ou du noir).

  • Voir aussi couleur.
Camera oscura
  • Terme italien : appareil d'optique.
  • D'abord utilisée à des fins d'observation astronomique, la "chambre noire?" ou camera obscura, telle qu'elle apparaît dans les écrits d'Aristote. 
    Se présentait sous la forme rudimentaire d'une pièce plongée dans l'obscurité dont l'une des parois, munies d'un orifice, permettait à la lumière d'entrer et de former, sur la paroi opposée, l'image inversée d'une éclipse solaire. 
    Au XVIe siècle, on conseillera l'ajout d'une lentille afin d'obtenir une image de meilleure qualité.
Cartogravure
  • Technique qui consiste à recouvrir une surface avec des taches de craies de cire, laquelle sera recouverte d’encre, de gouache ou d’une deuxième couche de craies de cire, pour être ensuite gravée avec un objet pointu.
  • Voir aussi gravure.
Caséine
  • Protéine du lait qui est obtenue par coagulation du lait écrémé par la présure; séchée et mélangée à un acide, elle est employée comme liant dans la peinture.
  • Voir aussi peinture.
Catalyse
  • Action par laquelle une substance accélère une réaction chimique, par sa seule présence, sans subir elle-même de transformation chimique. 
  • L’oeuf catalysera l’émulsion de l’eau et de l’huile en peinture.
  • Le plâtre catalysera avec de l'eau et l'air.
Cercle chromatique
  • Le cercle chromatique simple est la représentation des trois couleurs primaires et des trois couleurs secondaires (couleurs pures).
Chef-d'oeuvre
  • Résultat d'une activité artistique, d'une qualité exceptionnelle.
  • Voir aussi œuvre.
Chevalet
  • Les peintres ont souvent recours à ce trépied pour poser leur toile. 
  • La peinture de chevalet désigne les oeuvres qui ne sont ni murales ni monumentales.
Chiaroscuro
Chromatique
Cimaise
  • Ce bandeau de moulure marquait la hauteur idéale pour accrocher un tableau, d’où l’expression aujourd’hui délaissée: « Avoir les honneurs de la cimaise ».
Cire
  • Substance animale ou végétale.
  • Voir aussi encaustique.
Clair/Obscur
  • Équilibre entre la lumière et l’ombre dans le tableau pour créer le volume et le modelé.
  • Traitement particulier des ombres et de la lumière. Le Caravage, Rembrandt et plusieurs artistes de la Renaissance sont reconnus pour leur maîtrise de cette technique.
  • Le blanc et le noir, en passant par les diverses tonalités de gris.
Claire-voie
  • Oeuvre à trois dimensions comportant des vides, des jours.
Cliché
  • Les clichés sont de petits dessins qui ont une forme simple et banale.
Collage
  • La technique constitue à coller sur un support des éléments divers: papier peint, journal, photo, plume... 
  • Inventé par les cubistes, le collage fut très utilisé par les surréalistes.
Collagraphe
  • Technique qui consiste à réaliser une matrice à partir de la mise en place de matériaux variés ; tissus, papiers peints, papiers adhésifs, ficelle…
    Cette matrice est "imperméabilisée" à l'aide de plusieurs couches de colle cellulosique puis encrée et imprimée. 
    Les reliefs de chacun des matériaux apparaissent sur l'estampe.
Collectif
  • Se dit de l'exécution d'un travail en équipe.
Colombin
  • Petit cylindre de terre ou de pâte à modeler servant dans l’exécution d’une pièce de modelage.
Coloris 
  • De l'italien colorito : Nuance délicate et agréable de la couleur.
    Art de colorier :"apprendre le coloris", effet qui résulte du mélange et de l'emploi des couleurs, 
    l' éclat du style.
  • Voir couleur.
Compas
  • Instrument fait de deux branches articulées à une extrémité et destiné à tracer des cercles, à mesurer des angles, des longueurs, des épaisseurs, etc.
Complémentaires
Composition
  • Du latin composito : Fait de mettre ensemble ; disposition, agencement des formes, des couleurs, des valeurs...
  • Action de composer un tout en assemblant des parties.
Concentrique
  • Qui a un même centre, en parlant de courbes, de cercles, de sphères.
Consistance
  • État de la peinture (ou autres matériaux) lorsque celle-ci est épaisse, pâteuse, lisse, etc.
Continu
  • Non divisé dans son étendue ou dans son parcours (une ligne continue).
Contour
  • Limite extérieure d'un objet, d'une surface ou d'un être.
  • Un volume a toujours une limite qui se traduit par le contour. 
  • Le contour d’un volume n’est pas toujours net, linéaire, continu; il est parfois flou, imperceptible, diffus. 
  • Le tracé du contour apparent qui limite la silhouette ne suffit pas à exprimer le volume; il est souvent nécessaire de faire appel aux valeurs.
Contraste
  • Opposition de couleurs, de valeurs, de formes ou de matières qui se mettent en valeur mutuellement.
  • De couleur : Johannes Itten in "L'art de la couleur" définit les sept contrastes de couleur :
    • contraste de couleur en soi : S’obtient par l’association de couleurs différentes. 
      Les couleurs primaires sont celles qui produisent les contrastes les plus forts. 
      Cette association contribue à créer des contrastes francs, puissants et nets. 
      Dans l’emploi de couleurs pures, plus on s’éloigne des primaires, plus la force expressive des contrastes diminue.
    • contraste clair-obscur : Le contraste le plus intense que l’on peut produire en clair-obscur s’obtient par l’opposition de noir et du blanc pur. 
      Il y a par ailleurs entre le noir et le blanc une infinité de tons gris. 
      Il est également possible d’obtenir un contraste clair-obscur en opposant les différentes valeurs d’une même couleur ou de couleurs différentes. 
      C'est aussi l'utilisation de contrastes de lumière ; équilibre entre lumière et ombre pour créer un effet de modelé, l'illusion du volume.
    • contraste chaud-froid : Consiste à opposer des couleurs chaudes et des couleurs froides de mêmes valeurs ou non.
    • contraste de complémentaires : Deux couleurs complémentaires sont deux couleurs pigmentaires : une couleur primaire et une secondaire (mélange des deux autres primaires) opposées sur le cercle chromatique, dont le mélange donne un gris noir de ton neutre ; leur rapprochement avive leur luminosité.
    • contraste simultané : Résulte du phénomène physiologique qui fait que l’oeil, en présence d’une couleur, recherche immédiatement sa complémentaire et la produit elle-même si elle ne lui est pas fournie. 
      Ce contraste n’existe pas comme tel dans une oeuvre: c’est l’oeil de l’observateur qui le crée.
    • contraste de qualité : On appelle contraste de qualité une façon de jouer avec la pureté et la clarté des couleurs. 
      Ce contraste s’obtient en utilisant des couleurs pures de valeurs opposées. 
      On remarque qu’une couleur peut paraître lumineuse en présence d’une autre couleur terne et terne en présence d’une couleur plus lumineuse qu’elle.
    • contraste de quantité : Oppose deux ou plusieurs couleurs dans un rapport de grandeur et tient compte le plus souvent du degré de clarté et de luminosité de la couleur, et de l’espace occupé par celle-ci. 
      Par exemple, on peut faire ressortir la petitesse d’une tache de couleur, si on la place, en contraste, sur une surface colorée beaucoup plus grande. 
      Plus grande sera la surface, plus petite paraîtra la tache.
  • De valeur : contraste clair-obscur.
  • Voir aussi couleur.
Contre-plongée
  • Prise de vue de bas en haut : le spectateur est en position de dominer, de dépendance.
  • Voir aussi plongée.
Couleur
  • Sensations que produisent sur l'œil les radiations de la lumière telles qu'elles sont absorbées ou réfléchies par les corps.
  • La couleur se présente de deux façons différentes: sous forme de lumière ou de pigments.
  • Les couleurs- lumières pures sont celles que l'on retrouve dans le spectre solaire. La nature nous représentent ce phénomène lors de l'apparition de l'arc-en-ciel. 
    Les six couleurs principales du spectre solaire sont : le Jaune, rouge (magenta), bleu (cyan), orange, vert et le violet.

  • Les couleurs pigmentaires sont généralement de substances minérales, végétales, parfois animales et, le plus souvent, chimiques. Pour fabriquer une couleur pigmentaire, on doit lier un pigment coloré avec d'autres composants. Par exemple, on mêle de la teinture en poudre avec de l'eau pour teindre un tissu; on colore de la cire avec un pigment pour obtenir des crayons de cire, etc.

    - Couleurs primaires : couleurs que l'on ne peut pas obtenir par mélange : le jaune citron, le bleu cyan et le rouge magenta. Leur mélange permet d'obtenir toutes les couleurs saturées du spectre visible.

    - Couleurs binaires ou secondaires : couleurs obtenues par le mélange en proportions égales de deux primaires : en mélangeant du magenta et du jaune, on produit de l'orangé, complémentaire du bleu cyan ; avec du magenta et du cyan, on obtient le violet ; avec le jaune et le cyan, on prépare le vert.

    - Couleurs tertiaires : couleurs obtenues par le mélange à part égal des trois couleurs primaires ou du mélange moitié- moitié d'une couleur primaire et secondaire.

    - Couleurs complémentaires : une couleur obtenue par le mélange de deux primaires est complémentaire de la troisième : rouge + jaune = orange complémentaire du bleu ; bleu + rouge = violet complémentaire du jaune ; bleu + jaune = vert complémentaire du rouge ; leur rapprochement rouge contre vert avive leur luminosité. Les couleurs complémentaires sont diamétralement opposées sur le cercle chromatique.

    - Couleur dominante : que l'on remarque pour l'importance de sa surface ou de son intensité,  crée un climat et donne le "ton".

    - Couleur saturée : nuance du cercle chromatique à son maximum d'intensité (sans altération).

    - Couleur rabattue : couleur à laquelle on a ajouté du noir.

    - Couleur lavée : couleur à laquelle on a ajouté du blanc.

    - Couleur rompue : en terme de peinture, couleur fondamentale affaiblie par adjonction d’une couleur secondaire afin d’en atténuer la vivacité.

    - Couleurs froides : les couleurs froides (le vert, bleu cyan et le violet) donnent une sensation psychologique de température froide.

    -Couleurs chaudes: les couleurs chaudes (le rouge magenta, l'orangé et le jaune) donnent une sensation psychologique de température  chaude.

    -Couleurs de valeurs claires: Qui dégage le plus de lumière dans le cercle chromatique. 
    (dans la gamme du jaune et de l'orangé)

    -Couleurs de valeurs moyennes: Qui dégage moyennement de la lumière dans le cercle chromatique. (dans la gamme du rouge et du vert)

    -Couleurs de valeurs foncées: Qui dégage le moins de lumière dans le cercle chromatique.
    (dans la gamme du bleu et du violet)

 

Crayon
  • De bois: baguette cylindrique formée d'une mine de graphite, contenue dans une gaine de bois et servant à écrire et à dessiner.
  • Pour le dessin, il existe une très grande variété de mines (graphite ou couleurs) pour les crayons. Les catégories sont identifiées à la tête du crayon.

  • Aquarelle: Se présentant sous différentes formes. 
    Il peut s’agir d’un bâtonnet tendre, comparable au crayon de cire ou de pastel gras. 
    Il est alors, le plus souvent, protégé par une gaine de plastique ou de papier. 
    Il peut s’agir également d’un crayon à mine tendre, recouvert d’une gaine de bois, ressemblant aux crayons de couleur en bois. 
    L’un et l’autre se retrouvent en différentes couleurs hydrosolubles. 
    Il existe aussi un crayon graphite aquarelle dont la mine, noire, peut être plus ou moins dure. 
    Le papier aquarelle est celui qui lui convient le mieux, mais on peut aussi l’utiliser sur d’autres sortes de papiers et de cartons.

  • De cire: Existent en différentes couleurs et différents formats.
    Leurs couleurs, assez brillantes, sont légèrement translucides. Les crayons foncés sont plus tendres que les pâles parce que leur teneur en cire est plus importante. 
    Ils couvrent donc mieux le support choisi. Les crayons de cire s’utilisent comme tels ou encore peuvent être fondu, et leur cire appliquée de plusieurs manières dans des procédés de peinture et d’impression. 
    Les supports lisses ou rugueux (tissu, papier glacé, papier d’émeri, etc.) leur conviennent bien. 
    Il a la particularité d'être imperméable à l'eau.

  • Pastel gras: Ne donne pas de tracé nerveux, mais ils sont parfaits pour les dessins à grands traits, aux plages de couleurs vives et denses. 
    Ils sont moins friables que les pastels secs et ne demandent pas de fixatifs. 
    De plus, ils permettent d’utiliser le sgraffite, qui consiste à révéler une couche de couleur sous-jacente par grattage d’une couche colorée superficielle. 
    C'est un bâton de pigment lié à de l'huile de lin. Il peut être appliqué opaque ou transparent, il s'estompe au doigt.

  • Pastel sec: Est le seul médium à produire des couleurs d’une telle intensité; c’est ce qui fait sa notoriété. Selon qu’ils sont durs ou tendres, ils présentent des possibilités beaucoup plus étendues; on peut les tailler en pointe pour obtenir des traits nerveux. 
    On les emploie un peu comme des crayons de couleur, bien qu’ils soient beaucoup moins résistants. C'est un bâton de pigment lié par une très grande pression. 
    Il est friable et souple. Il peut être appliqué opaque ou transparent, il s'estompe au doigt.

  • Feutre: Sont constitués d’un réservoir d’encre et d’une pointe de feutre ou de matière synthétique. 
    On en trouve une très grande variété: à pointes de différentes grosseurs; à base d’eau ou d’alcool; à encre délébile ou indélébile; rechargeables ou non rechargeable; traversant ou non le papier; toxiques ou non toxiques. 
    Il existe même un feutre à pointe blanche qui permet d’effacer les traces des autres feutres.

Création (manière de...)
  • La création c'est l'action de donner l'existence, de tirer du néant. 
    C'est aussi l'action de faire et d'organiser les choses qui n'existaient pas encore. 
    De toutes les écoles de la patience et de la lucidité, la création est la plus efficace( Albert Camus)

  • Il y a trois principales manières d'organiser la création : Par observation , par imagination et par la mémoire.

Créativité
  • Aptitude à trouver de nouvelles solutions à un problème ou des modes originaux d’expression; le fait de donner naissance à un élément nouveau pour l’individu.
  • Pouvoir de création, d'invention.
Croquis
Cubisme, cubiste
  • Courant artistique dont l'apparition et le développement en France à partir de 1907 déterminent une révolution esthétique sur laquelle se fonde un grand nombre des nouvelles formes de peinture et de sculpture qui voient le jour au XXe siècle. 
    Sous l'influence de Cézanne et associée à l'exemple des arts primitifs, certains peintres (Picasso et Braque), s'engagent dans une simplification de la représentation qui les conduit à privilégier l'étude des volumes et des cadres structurels de la forme.